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La réédition de l'enquête COI
en 2006 |
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| L’enquête
C.O.I. est un dispositif d’enquêtes couplées entreprises
/ salariés sur les changements organisationnels et l’informatisation.
Le volet «entreprises» de l’enquête cherche
à cerner l’organisation stratégique de l’entreprise,
la manière dont elle mobilise les outils de gestion concernant
tant les relations avec les clients et fournisseurs, la production
ou la logistique, que le système d’information et les
ressources humaines, et enfin les outils techniques couramment regroupés
sous les termes Technologies de l’Information et de la Communication
(TIC). La collecte auprès des salariés apporte une information
complémentaire sur l’organisation des postes de travail
et sur les usages des TIC mais interroge aussi plus largement sur
les conditions et le rythme de travail, le fonctionnement des collectifs
de travail, l’acquisition et l’utilisation des compétences,
les contreparties salariales. Cette enquête permet ainsi d’évaluer
les effets sur les salariés des nouvelles organisations et
formes de management sur le travail, en lien avec l’utilisation
des TIC. Sa mise en relation avec d’autres sources sur les entreprises
permet d’étudier les performances productives et les
caractéristiques de la main d’œuvre associées
aux nouvelles formes d’organisation et à l’informatisation.
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| Une
première enquête a été réalisée
en 1997 par le CEE,
le SESSI,
le SCEES,
l’INSEE
et la DARES.
L’enquête de 2006 s’inscrit dans la continuité
de la précédente. Toutefois, tirant les enseignements
des exploitations de 1997, le dispositif d’enquête
a été renouvelé dans plusieurs directions. |
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Les nouvelles thématiques |
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| À
la suite des études réalisées à partir
de l’enquête C.O.I. de 1997, d’une revue systématique
de littérature récente et d’une série de
pré-enquêtes réalisées auprès d’une
trentaine de consultants et d’entreprises, et bien sûr
de la réflexion des comités de pilotage et de concertation,
de nouvelles thématiques ont émergé autour desquelles
les deux nouveaux questionnaires ont été élaborés.
Certaines de ces thématiques sont brièvement présentées
ci-dessous : |
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Les relations entre entreprises se modifient avec le développement
de nouvelles formes d’intégration
qui dépassent les frontières de l’entreprise.
Ces nouvelles frontières des organisations, qui visent souvent
à concilier une flexibilité peu favorable à la
stabilité des partenariats et une efficacité fondée
sur une intégration forte, peuvent avoir un impact important
sur les collectifs de travail. L’enquête permet de mieux
cerner cette problématique. Le volet « entreprises »
permet d’explorer les relations des entreprises à leur
client, à leur fournisseur et à leurs éventuels
partenaires ainsi que les outils sur lesquels ces relations s’appuient.
Le volet « salariés » permet de cerner la nature
multidimensionnelle et étendue des collectifs de travail et
notamment les relations des salariés avec l’extérieur
et avec les clients. |
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Parallèlement, les interactions
entre salariés au sein des entreprises changent de nature
: d’un côté, on voit s’affirmer une tendance
à substituer à des relations de travail informelles
et de face-à-face des relations plus formalisées,
s’appuyant éventuellement sur des outils informatiques
spécifiques ; mais d’un autre côté, le
développement très rapide du courrier électronique
introduit une nouvelle dimension relationnelle informelle, mais
à distance. Au total, que les relations en leur sein soient
ou non formelles, les collectifs de travail semblent plus distendus
géographiquement, et il n’est pas rare que les salariés
travaillent principalement avec des personnes qu’ils ne rencontrent
que rarement. Le questionnaire « salariés » détaille
les relations que le salarié entretient avec ses collègues,
les lieux quotidiens de travail, ainsi que l’utilisation d’outils
de travail à distance.
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Le pilotage de plus en plus complexe des entreprises est contrebalancé
par une tendance à la centralisation.
Pour répondre à un besoin de contrôle accru ou
de rationalisation, les entreprises regroupent les structures dispersées,
uniformisent les systèmes et les méthodes et, centralisent
les décisions. Le questionnaire « entreprises »
permet de capter cette tendance de manière indirecte. En effet,
la centralisation s’appuie le plus souvent sur des dispositifs
informatiques comme des bases de données centralisées
ou des ERP ou sur des reportings réguliers et standardisés.
Pour les salariés, elle peut se traduire de différentes
manières par un changement d’outil ou de méthode
de travail ou par une part accrue du travail dévolu au reporting
ou par un pilotage par projet. |
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Les entreprises s’inscrivent dans un contexte mondialisé.
La dimension internationale d’une entreprise
peut se manifester par son marché ou par l’impact de
la variation des taux de change sur son activité aussi bien
que par la délocalisation ou l’implantation de site à
l’étranger. Pour les salariés, l’importance
accrue de l’international peut se traduire par l’usage
de langues étrangères dans le travail. Le salarié
peut utiliser plusieurs langues de travail en fonction de son interlocuteur
ou pour lire ou rédiger certains documents. Le site web de
l’entreprise donne également un indice sur la politique
linguistique de l’entreprise. Tous ces indicateurs sont repris
dans les questionnaires « entreprises » et « salariés
». |
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La formation des compétences
peut-être plus ou moins formalisée, et plus ou moins
spécifique à chaque entreprise, ce qui pose la question
de leur reconnaissance. Le volet « salariés »
approfondit la question de la formation dans ou hors de l’entreprise,
formelle ou informelle, en lien ou non avec l’activité
de travail, et plus généralement l’acquisition
et l’utilisation des compétences, et de leur reconnaissance
ou des contreparties pour les salariés. Il permet ainsi d’identifier
les organisations « apprenantes » qui, dans l’activité
même du travail ou au moyen d’actions de formation,
permettent aux salariés de progresser. Le volet « entreprises
» interroge les difficultés de recrutement de personnel
qualifié.
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Le sentiment de précarité
et d’instabilité semble croitre chez
les salariés, en lien avec les statuts d’emploi, mais
peut-être plus encore en raison de la fréquence des restructurations
et des changements dans les directions d’entreprises, et de
la succession rapide des modes de management. Ce sentiment est susceptible
de démotiver les salariés en profondeur et de limiter
leur implication dans le travail, ce qui peut avoir un impact négatif
sur la productivité. Le volet « salariés »
a retenu un certain nombre de questions permettant de cerner l’implication
au travail, tandis que le volet « entreprises » permet
d’identifier les restructurations et l’empilement des
outils de management. |
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Le développement d’Internet
et l’e-commerce se traduit par l’essor
des places de marché électronique, par la multiplication
des catalogues de biens ou services sur les sites Web et par le développement
de l’achat ou de la vente par l’intermédiaire d’Internet
ou d’autres réseaux, outils que le volet « entreprises
» permet de mesurer. Le volet « salariés »
mesure leur utilisation d’Internet ou des autres réseaux. |
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Les
nouveaux outils et les nouveaux usages |
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| Le
mouvement de réorganisation des entreprises a été
très marqué tout au long des années 90. Les recherches
menées à partir de COI mais aussi d’autres recherches
menées à l’étranger à partir d’autres
sources montrent que ces réorganisations ont affecté
à la fois la performance des entreprises, les relations qu’elles
entretiennent avec le marché et leur gestion de la main d’œuvre.
Depuis 1997, le renouvellement des équipements informatiques
et des logiciels ainsi que les chocs comme le bug de l’an 2000
et le passage à l’Euro ont poussé les entreprises
à fortement investir dans leur parc informatique. A ces chocs
« exogènes » s’est ajouté le choc
organisationnel que représente le passage aux 35 heures. Outils
de gestion et informatique sont désormais étroitement
liés : une nouvelle méthode d’organisation va
le plus souvent s’appuyer sur un progiciel. Par ailleurs, la
diffusion de ces outils est de plus en plus assurée par des
consultants spécialisés. La nouvelle enquête C.O.I.
tient compte de ces « nouveautés » en revisitant
la liste des outils techniques et de gestion adoptés par les
entreprises depuis 1997 et cherche à vérifier
si le mouvement de réorganisation se poursuit ou s’essouffle. |
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La
partie « TIC » du volet « entreprises » |
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Le
volet « entreprises » de l’enquête COI est
articulé à une enquête européenne
sur les Technologies de l’Information et des Communications
(enquête TIC), l’ensemble étant baptisé
« COI-TIC ».
Le règlement (CE) n°1099/2005 de la Commission du 13
juillet 2005 concernant les statistiques communautaires sur la société
de l’information prévoit que les États membres
de l’Union européenne réalisent, sur l’année
de constat 2005 ou pour le mois de constat janvier 2006, une observation
relative aux usages des TIC et au commerce électronique dans
la plupart des secteurs d’activité marchande non agricole.
En France, cette enquête fait suite notamment à celle
conduite en 2002 auprès de 12 000 entreprises de l’industrie,
du commerce et des services (TIC2002).
La partie
TIC du volet « entreprises » est partiellement intégrée
dans les questions COI, qui permettent de mesurer la disposition
des outils par les entreprises en 2003 et en 2005 (pour l’essentiel,
partie B du questionnaire, qui concerne surtout les outils liés
à l’organisation de l’entreprise) ; elle est
aussi partiellement distincte, portant sur la seule année
2005 (partie H du questionnaire, qui concerne surtout des spécifications
techniques, l’usage d’Internet, l’e-commerce).
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Articulation
des deux volets de l'enquête |
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| Pour
construire un système de mesure robuste de l’organisation
de l’entreprise, de son outillage informatique, et de leur évolution,
il est nécessaire de recueillir à la fois le point de
vue de représentants de l'entreprise et celui des salariés.
Le couplage permet d’avoir une vision de l’organisation
plus complète : par l’articulation des outils adoptés
par les directions au vécu des salariés, il permet d’analyser
l’impact des décisions de l'entreprise sur le travail,
et d’étudier les interactions entre les trajectoires
des uns et des autres. |
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| Le
volet « entreprises » cherche à cerner les formes
d’organisation de l’entreprise et leur récent changement,
au travers de la mobilisation d’outils de gestion et d’outils
informatiques. Le volet « salariés » permet d’analyser
l’organisation concrète du travail, l’utilisation
des outils par les salariés, l’accompagnement des changements
en terme de formation ou de politique salariale, et d’en évaluer
les effets sur les conditions de travail, la sélection des
salariés, etc. L’enrichissement par d’autres enquêtes
ou des fichiers administratif apporte en outre des informations sur
les caractéristiques économiques et la composition de
la main d’œuvre des entreprises. |
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| Les
informations des deux volets sont donc complémentaires. En
outre, leur confrontation permet d’évaluer l’impact
des choix managériaux sur l’organisation concrète
du travail. |
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| Ainsi,
l’exploitation de l’enquête de 1997 a montré
que les choix managériaux affichés par les entreprises
entretenaient des liens significatifs mais faibles avec les formes
de travail décrites par les salariés. |
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| Cela
peut témoigner de problèmes de mesure. Par exemple,
si les procédures de certification ISO structurent fortement
le travail des salariés, les pratiques de juste à temps
sont très hétérogènes dans leur conséquence
pour le travail des ouvriers. Cela peut aussi indiquer qu’en
moyenne, les choix des entreprises ne s’articulent pas aussi
nettement autour de « modèles de gestion » clairement
identifiés mais qu’ils ont tendance, par exemple, à
se superposer à la manière d’un « mille-feuilles
» au grès des changements de direction et des modes managériales.
Enfin, une dernière explication se trouverait du côté
des salariés : dans l’entreprise, la distance entre la
décision et sa mise en œuvre effective peut être
longue. Les salariés ou les groupes d’intérêt
constitués au sein de l’entreprise n’absorbent
pas de manière passive les changements : ils peuvent participer
à leur conception, les soutenir, se les réapproprier
en les transformant lors de leur mise en œuvre où encore
s’y opposer lorsqu’ils bouleversent trop profondément
l’environnement de travail. |
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| Chaque
explication appelle une réponse différente en terme
de stratégie d’enquête. La question de l’hétérogénéité
peut être traitée en identifiant des dimensions complémentaires
de l’organisation du travail permettant de discriminer les entreprises.
Par exemple, pour le juste à temps, il est indispensable de
connaître la position de l’entreprise dans le réseau
des relations inter-entreprise. La question de l’empilement
des pratiques implique de ne pas trop renouveler la liste d’outils
proposés d’une enquête à l’autre afin
d’identifier, au-delà de la dynamique d’adoption
des innovations, le traitement réservé aux outils plus
anciens. La question de l’absorption du changement suggère
enfin de réfléchir à l’ensemble des investissements
faits par l’entreprise pour générer une adhésion
des salariés. Elle suggère aussi d’arriver à
classer les outils en fonction de leur « degré d’évidence
» pour les salariés : un ordinateur par exemple change
le travail sans offrir une grande prise à la résistance
; par contre, une pratique participative ne peut pas être mise
en œuvre sans une adhésion préalable des salariés. |
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L’extension
du champ |
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| L’expérience
de 1997 ainsi que des expériences menées dans d’autres
pays ont montré que le champ « entreprises » pouvait
très bien être élargi au-delà de l’industrie.
La nouvelle enquête C.O.I. est donc étendue aux
secteurs de l’énergie, de la construction, des transports,
du commerce, de l’hôtellerie et restauration, des services
aux entreprises, des services financiers et des médias.
Le questionnaire « entreprises » est unique pour tous
les secteurs à l’exception du questionnaire adressé
aux entreprises appartenant au secteur financier qui comporte deux
questions spécifiques. |
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| De
même, suite aux explorations fructueuses dans le commerce de
bricolage et chez les experts comptables de 1997, le couplage sera
étendu aux entreprises de 20 à 50 salariés. |
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| En 1997,
les salariés les ayant moins d’un an d’ancienneté
(et donc les plus précaires) n’avaient pas été
interrogés. De fait, 90% des salariés interviewés
lors de l’enquête avaient un CDI. La nouvelle enquête
C.O.I. veut dépasser cette limite. Les salariés ayant
quitté l’entreprise pour laquelle ils ont été
sélectionnés dans les DADS, sont également interrogés
à l’aide d’un questionnaire spécifique. |
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| Enfin,
une extension à la fonction publique d’Etat et au secteur
hospitalier est menée, avec le même questionnaire «
salariés », mais deux questionnaires « employeurs
» spécifiques (voir « COI dans la fonction publique
d’État et les hôpitaux »)
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COI
dans la fonction publique et les hôpitaux |
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L’extension
de l’enquête, réalisée initialement dans
les secteurs marchands, à la fonction publique d’Etat
et aux hôpitaux, permet d’observer les changements organisationnels
et l’informatisation dans ces secteurs qui connaissent des bouleversements
intenses (les termes génériques de « réforme
de l’Etat » et de « réforme hospitalière
» sont souvent utilisés), et leurs conséquences
sur les salariés de ces secteurs, dans le cadre de relations
d’emploi spécifiques. C’est la première
fois qu’une enquête statistique est menée dans
ces secteurs, sur ces thématiques.
En effet, la fonction publique d’Etat et les établissements
hospitaliers ont connu, à l’instar des entreprises du
secteur marchand mais sans doute dans une période plus récente,
des changements de grande ampleur tant sur le plan de leur organisation,
que des outils informatiques utilisés.
Ces deux secteurs mettent en œuvre de nouveaux outils managériaux
dans le domaine des ressources humaines, du pilotage des activités,
des relations avec les usagers ou les patients, ou avec leurs fournisseurs.
Dans la fonction publique de l’Etat, la décentralisation
concerne de nouveaux secteurs, et la LOLF qui entre progressivement
en vigueur, impulse ou accélère ces changements. Le
secteur hospitalier est confronté à la mise en place
de la tarification à l’activité et à l’organisation
en pôle, il connaît une montée en charge des procédures
de certification, d’évaluation des pratiques, tandis
que l’effet du passage aux 35 heures n’est pas complètement
absorbé.
L’informatisation des administrations et des établissements
hospitaliers est relativement ancienne, mais de nouvelles générations
d’outils sont plus récemment implantées pour la
gestion des ressources humaines ou pour la gestion des crédits
ou encore celle des dossiers administratifs des patients. Mais surtout
elle touche désormais la relation de l’administration
à l’usager, avec le développement de l’e-administration
ou l’informatisation des dossiers médicaux ou encore
de la gestion des séjours hospitaliers.
L’extension de l’enquête dans la fonction publique
d’Etat et le secteur hospitalier doit permettre l’appréciation
conjointe de ces changements, du point de vue des agents et du point
de vue des employeurs que sont les ministères, directions ou
services de l’État, ou les établissements hospitaliers.
Elle a aussi pour objectif d’en analyser les implications sur
le travail. Son insertion dans le dispositif C.O.I. permettra d’établir
des comparaisons, public-privé et entre secteurs d’activité,
sur les réorganisations et la modernisation, leur mode de gestion,
leur implication sur l’emploi et le travail, etc. Champ
et échantillon des extensions :
L’enquête COI dans la fonction publique d’Etat
interroge un échantillon d’environ 400 unités,
et l’enquête COI dans le secteur hospitalier un échantillon
d’environ 800 établissements hospitaliers, dont 400
couplés avec l’échantillon « salariés
». 4000 salariés travaillant dans ces unités
(2000 dans chacun des secteurs) sont interrogés.
Pour la fonction publique d’État,
les unités employeuses correspondent à des services
ordonnateurs des différents ministères, à l’exclusion
du ministère de la Défense et de l’enseignement
primaire. Il s’agit de directions d’administration centrale
ou déconcentrée, services déconcentrés,
académies ou établissements scolaires dont les effectifs
non enseignants rémunérés sur le budget de
l’État dépassent 20 salariés. Les enseignants
et magistrats ne sont pas interrogés.
Pour le secteur hospitalier, on distingue le secteur
public et le secteur privé. Dans le public des Centres Hospitaliers,
Centres Hospitaliers Régionaux ou Centres Hospitaliers Universitaires
sont interrogés. Sont exclus du champ : les centres hospitaliers
spécialisés en psychiatrie, les hôpitaux locaux
et autres établissements publics. Dans le privé, l’enquête
interroge des établissements de soins de courte durée
et des centres de lutte contre le cancer. Sont exclus du champ :
les établissements de soins contre les maladies mentales,
les établissements de soins de suite et de réadaptation,
les établissements de soins de longue durée, et autres
établissements privés. Les médecins libéraux
ne sont pas interrogés.
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